Histoire de créationnisme

De CreationWiki

L'histoire du créationnisme comprend plusieurs milliers d'années de réflexion concernant l'origine de l'univers, de la terre, et de la vie vis-à-vis d’un ou de plus qu'un acteur créatif. Sous différentes variantes, c'est la vue dominante du christianisme orthodoxe, Islam, et Judaïsme, aussi bien que le taoïsme chinois, le stoïcisme grec, et plusieurs systèmes de croyance animistes. C'était le point de vue dominant parmi les scientifiques européens jusqu'au milieu du XIXème siècle (voyez la liste des scientifiques créationnistes historiques et la liste des scientifiques créationnistes aujourd’hui), mais n'était pas sujet à un cursus rigoureux de recherche, parce que l'historicité de la Genèse se considérait surtout comme acquise.

Mais avec l'émergence de sécularisation au cours du XIXème siècle, le créationnisme s'est fait critiquer en Europe et en Amérique, et a commencé à développer un cursus rigoureux de recherche.

Lorsque les géologues ont fait une révision de l'âge de la terre à des millions d'années, quelques écrivains ont considéré l'étude de la géologie dans la frise cosmologique biblique détaillée dans le calendrier d'Ussher et Lightfoot. Depuis la première moitié du dix-neuvième siècle, les meneurs étaient les géologues scripturaux en Grande-Bretagne. Près d'un siècle plus tard, le canadien George McCready Price a écrit extensivement sur le sujet. Mais le concept ne s'est ressuscité que durant les années 1960s après la publication de The Genesis Flood (le déluge de Genèse) par Henry Morris et John Whitcomb.

Postérieurement, la science de création s'est étendue dans la biologie et la cosmologie. Mais les efforts pour le faire légiférer à s'enseigner dans les écoles publiques (du gouvernement) aux États-Unis se sont arrêtés à la longue par l'interprétation par la Cour Suprême du premier amendement durant le procès d'Edwards v. Aguillard en 1987.

Ancien créationnisme hébraïque

En 93 AD Josephus a complété son œuvre, Antiquities of the Jews (antiquités des juifs), dans lequel il a rendu un compte de création, le chute, civilisation antédiluvienne, le déluge, l'histoire d'Israël, et Jésus basé sur une synthèse de nombreuses sources et traditions. Ces traditions incluaient la Bible, les anciennes écritures égyptiennes et grecques, et autres anciennes traditions.

Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. Genèse 1:1

Les cieux racontent la gloire de Dieu, Et l'étendue manifeste de l'oeuvre de ses mains. Psaume 19:1

L'Éternel répondit à Job du milieu de la tempête et dit: Qui est celui qui obscurcit mes desseins Par des discours sans intelligence? Ceins tes reins comme un vaillant homme; Je t'interrogerai, et tu m'instruiras. Où étais-tu quand je fondais la terre? Dis-le, si tu as de l'intelligence. Qui en a fixé les dimensions, le sais-tu? Ou qui a étendu sur elle le cordeau? Sur quoi ses bases sont-elles appuyées? Ou qui en a posé la pierre angulaire, Alors que les étoiles du matin éclataient en chants d'allégresse, Et que tous les fils de Dieu poussaient des cris de joie? Job 38:1-7

Ancien créationnisme païen

Lao Tzu, c. 600 av. J-C

Lao Tzu, fondateur du Taoïsme, a écrit:

« Avant le temps, et dans le temps entier, il y a eu un être soi-existant, éternel, infini, complet, omniprésent. Au-dehors de cet être, avant le commencement, il n'y a eu rien.[1]  »


Platon a écrit la question et réponse suivantes à peu près 350 avant J-C:

« Le monde s'est-il créé ou pas créé?;c'est la première question.

Créé, je réplique, étant visible et tangible et ayant un corps, et donc sensé; et si sensé, créé donc; et si créé, fait par une cause, et la cause est le père ineffable de tout, qui a eu avant lui un archétype éternel.[2]

 »


Cicéron a écrit le texte suivant dans la fin du siècle avant J-C:

« Quand vous voyez un cadran solaire ou une horloge à eau, vous voyez qu'il marque les heures par dessein et pas par chance. Comment donc pouvez-vous imaginer que l'univers en entier est vide d'intention et d’intelligence quand il étreint tout, y compris ces artefacts eux-mêmes et leurs artificeurs? Nôtre ami Posidonius comme vous savez a fabriqué récemment un globe qui en sa révolution montre les mouvements du soleil et des étoiles et planètes, de jour et de nuit, exactement comme ils apparaissent dans le ciel. Eh bien, si quelqu'un prendrait ce globe et le montrait au gens de Bretagne ou Scythie. Un seul de ces barbares s’apercevrait il qu'il était le produit d'une intelligence consciente?[3]  »


Ancien créationnisme chrétien et islamique

L'Apôtre Paul a écrit:

La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu'on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l'œil nu, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l'ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur coeur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous; et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l'homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles. Romains 1:18-23

À peu près 170 après J-C Theophilus d'Antioche a écrit en défense de croyance en création et une Terre relativement jeune:

« Il n'y a pas des myriades et myriades d'années, bien que Platon aie dit qu'une telle période s'est écoulée entre le déluge et son propre temps, . . . Le monde n'est pas non-créé et il n'y a pas de production spontanée de tout, comme Pythagore et les autres l’ont babillé; à la place le monde a été créé et se gouverne providentiellement par le Dieu qui a fait tout. Et la période entière de temps et les années peuvent se démontrer à ceux qui veulent apprendre la vérité... Le nombre total d'années de la création du monde est de 5 695,2 ... Si quelque période a échappé à nôtre observation, par exemple 50 ou 100 ou même 200 années, en tout cas ce n'est pas des myriades, ou des milliers d'années comme il était pour Platon... et le reste de ceux qui ont écrit des tromperies. Il se peut que nous ne sachions pas le total exact de toutes les années simplement parce que les mois et les jours additionnels ne se documentent pas dans les livres sacrés.  »


St. Augustine d'Hippo

En 415 après J-C Augustin a écrit Le Sens Littéral de Genèse dans lequel il a raisonné que la Genèse doit s'interpréter comme Dieu formant la Terre et la vie de matière préexistante, a accepté une interprétation allégorique du premier chapitre de la Genèse, mais a réclamé une vue historique du reste de l'histoire documentée dans la Genèse, y compris la création d'Adam et Ève, et le Déluge. Il a mis aussi les croyants en garde ne pas interpréter impulsivement les choses comme littérales qui peuvent être allégoriques, parce qu'il discréditerait la foi.

À peu près en 426 Augustin d'Hippo a complété City of God (ville de Dieu),, dans lequel il a écrit:

« Quelques-uns tiennent la même opinion regardant les hommes qu'ils tiennent regardant le monde lui-même, qu'ils ont été toujours... Et lorsqu'ils sont demandés, comment,... ils répliquent que la plupart, si pas tous les pays, se sont rendus assez désertés aux espaces de temps par feu et inondation, que les hommes se sont réduits beaucoup en nombres, et... donc il y a aux espaces un nouveau commencement fait... Mais ils disent ce qu'ils raisonnent, pas ce qu'ils savent. Ils se sont trompés... par ces documents très mensongers qui professent à donner l'histoire de plusieurs milliers d'années, bien qu'en comptant par les écritures sacrées, nous découvrons que moins de 6 000 années se sont passées encore.  »


Au 7ème siècle après J-C, depuis 23 années, Mohammed rapporte qu'il a reçu les mots du Coran de l'ange Jibreel (Gabriel), et les mots se compilent plus tardivement dans le Coran. Créationnisme islamique est égal au créationnisme biblique au coeur de la narration, mais en diffère en quelques détails.

Créationnisme médiéval

« Dans le premier établissement (institution) des choses, le principe actif était la Parole de Dieu, qui de matière élémentaire a produit des animaux ou en acte selon de quelques des Pères ou virtuellement selon Augustine. Pas que l'eau ou la terre a en elle-même le pouvoir à produire tous les animaux, comme a prétendu Avicenna, mais le fait que les animaux peuvent se produire de matière élémentaire par le pouvoir de semence ou des corps célestes vient d'un pouvoir donné initialement aux éléments.[4]  »


Le premier créationnisme moderne

« Je ne me sent pas obligé à croire que le même Dieu qui nous a doté de sens, de raison, et d'intellect a eu l'intention pour nous de renoncer à leur utilisation. (Galiléo Galiléi)  »


En 1650 l'archevêque d'Armagh, James Ussher, (1581 - 1656) a publié une histoire monumentale du monde de la création en 70 après J-C, et pour ceci a utilisé les généalogies et âges documentées dans l'Écriture pour dériver ce qui s'est connu communément comme le calendrier Ussher-Lightfoot qui a calculé une date pour la création de la Bible au 23 septembre 4004 avant J-C. Le calendrier a été accepté largement.

Sir Isaac Newton (1642-1727)
« Ce système le plus beau du soleil, des planètes, et des comètes, ne pourrait pas procéder que du conseil et du dominion d'un Être intelligent et puissant.[5]  »


En 1696, William Whiston a publié A New Theory of the Earth, dans lequel il a proposé un compte de la création du monde. Il a soutenu son raisonnement par les trois Postulats suivants:

  1. Le sens évident ou littéral de l'écriture est vrai et réel, si aucun témoignage ne peut dire le contraire.
  2. Ce qui est évidemment responsable à un milieu naturel, ne s’attribue pas sans raison à un pouvoir miraculeux.
  3. Ce que l'ancienne tradition affirme de la constitution de la nature, ou de l'origine et des états primitifs du monde, est accepté comme vrai, s'il est complètement agréable à l'écriture, à la raison, et à la philosophie.

Whiston était le premier à proposer que le déluge global a été causé par l'eau de la queue d'une comète.

Le divin anglais William Derham (26 novembre 1657 à 5 avril 1735) a publié son Artificial Clockmaker en 1696 et Physico-Theology en 1713. Ces livres étaient de raisonnements téléologiques pour l'être et les attributs de Dieu, et ont été utilisés par Paley presqu'un siècle plus tard.

L'analogie d'un horloger a été proposée par Bernard Nieuwentyt (1730) et a été référé plusieurs fois par Paley. Une inculpation de plagiat en gros de ce livre a été faite contre Paley en l'Athenaeum en 1848, mais l'illustration fameuse de la montre n'était pas unique à Nieuwentyt, et plusieurs autres avant Paley se l’était appropriée.

Carolus Linnaeus (1707 - 1778) a établi un système de classification d'espèces par similarité. À la fois, le système de classification s'est vu comme le plan d'organisation utilisé par Dieu dans sa création. Plus tardivement, la théorie d'évolution l'a appliqué comme la fondation pour l'idée de Descendance commune.

En 1802 William Paley (1743 - 1805) a publié Natural Theology (théologie naturelle) en réponse aux naturalistes tels que Hume, châtiant l'ancienne raisonnement téléologique (ou raisonnement de dessein) pour raisonner pour l'existence de Dieu. Il a raisonné que la vie était assez difficilement projetée et interconnectée avec l’analogie à une montre. Bien que lorsqu'on découvre une montre, on infère raisonnablement qu'elle a été projetée et construite par un être intelligent, encore qu'on n'a jamais vu le projeteur, lorsqu'on observe la complexité de la vie, on peut inférer raisonnablement qu'elle a été projetée et construite par Dieu, encore qu'on n'ai jamais vu Dieu.

Les huit Traités de Bridgewater officiels « On the Power, Wisdom and Goodness of God, as manifested in the Creation » (concernant le pouvoir, le savoir, et le bien de Dieu, comme manifestés en la création) incluaient la communication de 1836 Geology and Mineralogy considered with reference to Natural Theology (géologie et minéralogie considérées vis-à-vis la théologie naturelle) par le révérend William Buckland qui a mis la logique du créationnisme jour-âge, la théorie de décalage, et l'évolution théiste.

La première partie du 20ème siècle

George McCready Price (1870 - 1963) était important en établissant la « géologie du déluge », et plusieurs de ces idées qu'on pourra déduire une jeune terre de la science se seraient mises plus tard.

Après la Première Guerre Mondiale (1914 - 1918), l'enseignement de l'évolution et de la création dans les écoles publiques est devenu une controverse publique. (voir Éducation publique). Plusieurs livres scolaires ont commencé à enseigner la théorie de l'évolution comme un fait scientifique. Plusieurs chrétiens, juifs, et musulmans en sont venus à croire qu'en enseignant l'évolution comme un fait, l'État enfreindrait la constitution et leur liberté d'exercice libre de la religion, parce qu'ils enseignaient à leurs enfants que la Bible (et à ce propos le Coran) s'est prouvée fausse.

Par exemple, William Jennings Bryan (1860 - 1925) « est devenu convaincu que l'enseignement de l'Évolution comme un fait au lieu d’une théorie a fait perdre la foi aux étudiants dans la Bible, d'abord, dans l'histoire de la création, et ultérieurement en d’autres doctrines, que sous-entendent la religion chrétienne. »

Durant la Première Guerre Mondiale, les atrocités commises par les Allemands, citoyens d'un des pays les plus avancés scientifiquement du monde, a fait constater à Bryan « La même science qui a manufacturé des gazes toxiques pour suffoquer les soldats prêche que l'homme a une ascendance brute et élimine le miraculeux et le surnaturel de la Bible. »

Un livre populaire de 1917 par Vernon L. Kellogg titré Headquarters Nights (nuits de siège), a documenté au moyen de témoignage de première main la discussion sur le darwinisme par les officiers allemands avant la déclaration de guerre.

En 1922, William Jennings Bryan a publié In His Image (en son image), en lequel il a raisonné que le darwinisme était irrationnel et immoral. Sur l'ancien point, il a indiqué des exemples tels que l'oeil, qui, a-t-il pensé, ne pourrait pas s'expliquer par l'évolution darwinienne. Sur le second point, il a raisonné que le darwinisme proposait la politique de l' « élevage scientifique » ou eugénisme, par lequel les forts enlèveraient les faibles, une conviction qui contredit directement la doctrine chrétienne de charité aux impuissants.

En 1924, Clarence Darrowa défendu Nathan Leopold et Richard Loeb contre l'accusation de l'enlevage et le meurtre de Bobby Franks; sa défense a inclut un raisonnement que « ce crime terrible était inhérent en son organisme, et il est venu de quelque ancêtre. »

En 1925, G.K. Chesterton a publié The Everlasting Man (l'homme immortel), en lequel il a développé et articulé plusieurs idées créationnistes et critiques des fondements philosophiques et défauts logiques perçus de l’évolution.

Il a écrit aussi, en St. Thomas Aquinas, « C'est absurde pour l'évolutionniste de se plaindre qu'il est impensable pour un Dieu reconnaissablement impensable faire tout de rien et puis prétendre qu'il est plus pensable que rien se transformerait en tout. »

H. L. Mencken, dont le reportage nationalement publié du procès de Scopes a référé aux habitants créationnistes de la ville comme « yokels » (péquenauds) et « morons » (crétins, dégénérés, etc), a référé au conseil auxiliaire pour l'accusation comme « bouffon » et ses allocutions comme « bouchain théologique, » bien qu'il a référé aux défenseurs comme « éloquents » et « magnifiques. »

Le procès de Scopes de 1925 peut être le procès le plus fameux de son espèce. L'Acte de Butler a prohibé l'enseignement de l'évolution dans les écoles publiques en Tennessee. L'instituteur John Scopes a été déclaré coupable de l'enseignement de l'évolution et condamné à une amende, bien que le procès s'est relaxé plus tardivement à cause d'un détail technique.

En 1929 un livre par un des anciens étudiants de George McCready Price, Harold W. Clark, a décrit le catastrophisme de Price comme « créationnisme » en Back to Creationism. Préalablement les anti-évolutionnistes ont été décrits comme « fondamentalistes chrétiens », « anti-évolution », ou « anti-fausse-science ». Le terme créationnisme a eu référé préalablement à la création des âmes pour chaque nouvelle personne, au contraire du traducianisme, selon lequel les âmes sont supposées s'hériter des parents de quelqu'un.

En 1932 le Evolution Protest Movement (mouvement en protest contre l'évolution), la première organisation créationniste du monde, est née en Angleterre.

En 1933, un groupe d'athées, cherchant à développer une « nouvelle religion » pour remplacer les religions précédentes basées sur les déités, ont composé le Humanist Manifesto (manifeste humaniste), qui a cadré un système de croyance en quinze points, dans les deux premiers on dit que « Les humanistes religieux regardent l'univers comme soi-existant et pas créé » et « L'humanisme croit que l'homme fait partie de la nature et qu'il est né comme le résultat d'un processus continu. » Ce document a exacerbé le ton idéologique de la discussion en plusieurs cercles, parce que plusieurs créationnistes ont commencé à voir l'évolution comme une doctrine de la « religion » d'athéisme.

Après-guerre

La Deuxième Guerre Mondiale (1939 - 1945) a inclut les horreurs de l’Holocauste. L’ Holocauste a été incité partiellement par l'eugénisme, ou le principe que les individus ayants les caractéristiques génétiques « indésirables » devraient être retirés du groupement génétique. L’eugénisme s'est basé partiellement sur les principes de la théorie culturelle évolutionnaire, y compris l'auteur de Hunter's Civic Biology, le sujet du procès de Scopes. Bien que l'eugénisme aie été rejeté par les autres pays après la guerre, sa mémoire n'est pas vite disparue, et les scientifiques professionnels essayaient de s’en distancer ainsi que des autres idéologies raciales associées avec les nazis. Après la guerre, les États-Unis sont entrés dans la Guerre Froide avec l'Union soviétique communiste. Le communisme a eu comme un de ses principes l'athéisme (bien que la plupart des athées ne soutenaient pas le communisme). Les Américains se sont divisés concernant les sujets de communisme et athéisme, mais avec la Grande purge, la Révolution culturelle et l'Insurrection hongroise de 1956, plusieurs Américains se sont inquiétés par les implications du communisme et de l’athéisme.En même temps, la communauté scientifique faisait des pas de géants en développant la théorie de l'évolution, qui paraissait rendre déraisonnable la croyance en Dieu selon le Rasoir d'Occam. Comme résultat de toutes ces questions sans réponse, le Quatrième grand réveil a trouvé les créationnistes s'affirmant avec une nouvelle vigueur.

En 1961 Henry Morris et John Whitcomb a publié un livre titré The Genesis Flood, (le déluge de Genèse) en un effort de fournir une base scientifique pour le créationnisme jeune-terre et la géologie du déluge. Ceci a eu comme résultat que dix scientifiques ont formé la Creation Research Society (société de recherche de la création) en 1963.

En 1968 la Cour suprème des EEUU a fait un jugement en Epperson vs. Arkansas que l'interdiction de l'enseignement de l'évolution a enfreint la clause d'établissment du Premier amendement de la constition des EEUU. Cette clause dit que, « Le congrès ne fera aucune loi respectant un établissement de religion ou restreignant son libre exercice. »

En 1970, des créationnistes en Californie ont établi l'Institute for Creation Research (institute pour la recherche de la création), pour « satisfaire le besoin pour une organisation dévouée à research, publication, et enseignant en ses champs de science particulièrement pertinents à l'étude des origines. »[6]

En 1973, une rédaction fameuse anti-créationniste (jeune-terre) par le biologiste évolutionnaire Theodosius Dobzhansky (1900 - 1975) a été publiée dans le journal American Biology Teacher titré Nothing in Biology Makes Sense Except in the Light of Evolution (Rien en biologie ne rime sauf comme clarifié par l’évolution). Il a raisonné que l'évolution n'était pas incompatible avec une croyance en Dieu ou une croyance en l'exactitude des écritures.

Tardivement dans les années 1970, Answers in Genesis, une autre organisation de recherche créationniste, s'est fondée en Australie, s'appelant la « Creation Science Foundation » (fondation de science de creation). Aujourd’hui le nom Answers in Genesis réfère aux branches de cette organisation aux États-Unis et au Grande-Bretagne; des branches restantes existent aujourd’hui comme Creation Ministries International.

Aussi tardivement dans les années 1970s, Stephen Jay Gould a proposé un raffinement de la théorie de l'évolution, connu comme équilibre ponctué, qui dit que les espèces restaient en équilibre pendant de longues périodes de temps, mais subissaient vite des changements majeurs, à cause de catastrophes ou changements majeurs de climat. Plusieurs dans la communauté scientifique ont vu ce développement comme un raffinement de la théorie d'évolution, et l'ont incorporé dans la synthèse, bien qu'il était (et est encore) contesté parmi les biologistes. Les Créationnistes ont pensé que bien que le mécanisme proposé par Gould pourrait expliquer la spéciation, il ne pourrait pas expliquer la macro-évolution. Dans la mesure où l'équilibre ponctué est utilisé pour expliquer la macro-évolution, ils l'ont vu comme un essai imparcimonieux et pseudoscientifique pour expliquer la rareté de fossiles transitionnels par un mécanisme même moins raisonnable que le gradualisme lui-même: un mécanisme qui actait contre les lois basiques de génétique et « commodement » n'a laissé aucune trace.[7]

Avec l'émergence d'équilibre ponctué, les créationnistes sont devenus plus véhéments, et ont commencé à composer des livres scolaires créationnistes comme alternatives aux livres scolaires normaux de biologie, et à proposer que leurs théories soient enseignées dans les écoles du gouvernement à coté de la théorie de l'évolution.

En 1980, Walt Brown est devenu directeur du Center for Scientific Creation.

En 1981 le groupe Creation Science Research Center basé à San Diego a prétendu, en un procès titré le « Monkey Trial Replay » (la réprise du procès des singes), que l'enseignement de l'évolution comme seule théorie du développement enfreignait les droits des enfants qui croyaient en la création biblique. En sa constatation ouvrant pour le group l'avocat Richard Turner a pensé:

« Ce n'est pas une confrontation entre la création et l'évolution. Ce n'est pas la religion contre la science. Nous n'essayons pas de placer furtivement la Bible, ou aucune autre doctrine religieuse, dans la salle de classe. Le vrai sujet ici est celui de la liberté religieuse sous la Constitution des États-Unis.  »


Turner a tenu à expliquer que les poursuivants cherchaient la protection pour la croyance que « Dieu a créé l'homme comme l'homme, pas comme un pâté". The Times de 7 mars 1981 a rapporté que quelques-uns tiennent l'opinion que le procès était « un auspice, avec de plus en plus de groupes fondamentalistes essayant d'exercer leur influence dans les écoles à travers le pays. » En même temps Frank D. White, gouverneur d'Arkansas, a émis avec force une loi exigeant que la science de création et la théorie de l'évolution reçoivent une importance égale dans les écoles. Bien que quinze états aient essayé d'introduire de tels projets de loi à peu près cette fois, aucun projet identique ne s'est renforcé en Arkansas. Après le procès en Little Rock la loi a été renversée par le juge William Overton en 1982, jusque deux projets similaires (et également infructueux) de loi ont été approuvés par des législateurs en Mississippi et en Louisiane.

Carl Baugh a établie le Creation Evidence Museum (musée de témoignage de création) en Glen Rose, Texas en 1984. Le ministère Creation Science Evangelism de Kent Hovind a été fondé en 1989.

Dessein intelligent

Les années 1990 ont vu l'émergence du dessein intelligent, une approche qui cherche les témoignages que l'intervention intelligence était nécessaire pour l'évolution et entre autres moyens cherche à créer le doute concernant la validité et la faisabilité de l'évolution naturaliste et non guidée.

En 1987 la Cour Suprême des EU a décidé encore, cette fois en Edwards v. Aguillard, que l'exigence de l'enseignement de la création chaque fois que l'évolution était enseignée avançait illégalement une religion particulière, bien qu'une variété de vues concernant les origines peut s'enseigner dans les écoles publiques si elles se sont montrées avoir une base scientifique.

La réaction d'une part du mouvement créationniste était de penser qu'il y avait des témoignages scientifiques d'un « projeteur intelligent » non spécifié. Un livre scolaire créationniste Of Pandas and People qui a critiqué la biologie évolutionnaire sans mentionner Dieu, est apparu en 1989.

En 1991, le professeur de loi Phillip Johnson a publié un livre titré Darwin on Trial (Darwin en procès), défiant les principes du naturalisme et l’uniformitarianisme en la philosophie scientifique contemporaine, et inventant la phrase dessein intelligent.

En 1994[8] ou 1996[9] la Creation Science Foundation (maintenant Creation Ministries International) est partie d'Australie et de Nouvelle-Zélande aux États-Unis, et a adopté le nom Answers in Genesis. Elle s'est éteinte subséquemment au Royaume Uni (Grande-Bretagne), Canada, et Afrique du Sud, mais reste un petit mouvement dans ces trois pays-ci.

En 1996, le Center for Science and Culture (CSC) du Discovery Institute, anciennement connu comme le Center for Renewal of Science and Culture, s'est fondé pour promouvoir le concept du dessein intelligent, et a présenté le discours publique avec la publication de Darwin's Black Box (la boîte noire de Darwin) par Michael Behe, qui a raisonné pour le témoignage de la complexité irreductible. Les critiques ont prétendu que ceci était un essai légèrement dissimulé pour promouvoir le créationnisme, particulièrement en ce qui concerne le verdict d’Edwards v. Aguillard. Le Discovery Institute rejètte le terme créationnisme.[10]

En 1996, le pape John Paul II a constaté que « des nouvelles découvertes nous mènent vers la reconnaissance de l'évolution comme plus qu'une hypothèse, » mais, en se référant aux écritures papales précédentes, a conclu que « si l'origine du corps humain vient d’une matière vivante qui a existé préalablement, l'âme spirituelle a été créée directement par Dieu. »[11]

En octobre 1999 le Michael Polanyi Center a été fondé par l'ensemble des professeurs de science de Baylor University, un collège baptiste, pour étudier le dessein intelligent. Un an plus tard il s'est délié après les réclamations des professeurs que le centre eu été établi sans les consulter, et obligerait l'école à s'associer avec la pseudo-science.

En décembre 2001, le Congès des États-Unis a passé le No Child Left Behind Act, qui a contenu la constatation suivante de politique, qui s'est appelé l'Amendement Santorum,, écrit par Johnson[12]:

« Les confrères reconnaissent qu'une éducation superfine scientifique préparerait les étudiants à distinguer les données et théories scientifiques testables des prétentions religieuses ou philosophiques faites dans le nom de la science. Quand des sujets s'enseignent qui peuvent générer des controverses (tels que l'évolution biologique), le curriculum aiderait les étudiants à comprendre la gamme pleine de vues scientifiques existantes, pourquoi tels sujets peut générer des controverses, et comment les découvertes scientifiques peuvent affecter profondément la société.  »


En décembre 2001, William Dembski a établi la International Society for Complexity, Information and Design.

Les procèses d'évolution en Kansas organisé par le conseil d'éducation de Kansas ont siégé en mai 2005. Les partisans du dessein intelligent étaient présents mais les scientifiques normaux ont refusé d’être présents et les ont accusé d'être un tribunal improvisé. Les procès ont conclu que l'évolution était une« théorie improuvée et souvent prouvée fausse. »

Références

  1. Lao-tzu, Tao-te-ching, circa 600 B.C. (tr. Leon Wieger. Version anglais par Derek Bryce, 1991. Llanerch Publishers, Lampeter. p. 13) Traduit en français par Utilisateur:Temlakos
  2. Platon, Timaeus,, Projet Gutenberg, 1 décembre 1998. Accédé le 11 août 2008.
  3. Cicéron, On the Nature of the Gods, circa 46-43 av.-J-C (tr. Horace McGregor, 1988, Penguin Classics. Harmondsworth, p. 159). Traduit en français par Utilisateur:Temlakos
  4. (St. Thomas Aquinas, Summa Theologica I, q. 71, art. 1, ad 1
  5. « General Scholium, » en Philosophiae Naturalis Principia Mathematica (principes mathématiques de philosophie naturelle), Isaac Newton, 1687)
  6. Histoire de l'ICR
  7. « General Rebuttal to the Theory of Evolution » (réfutation général de la théorie d'évolution), <http://www.godandscience.org/>, 27 juin 2007. Accédé le 13 août 2008.
  8. Histoire de Answers in Genesis
  9. Histoire de Creation Ministries International
  10. West, John G. « Intelligent Design and Creationism Just Aren't the Same. » (Le dessein intelligent et le créationnisme simplement ne sont pas la même chose.) Discovery Institute, 1 décembre 2002. Accédé le 13 août 2008.
  11. Pape John Paul II. « Magisterium Is Concerned with Question of Evolution For It Involves Conception of Man. » Catholic Information Network, 22 octobre 1996. Accédé le 13 août 2008.
  12. Lettre de Rick Santorum, Senateur des États-Unis, à Bruce Chapman, Discovery Institute, 10 septembre 2003. Accédé le 13 août 2008.


Liens externels

Modèle:Portail biographique

Voyez aussi